Savons Savaé pour peau sensible : Douceur du jardin au calendula, Amande rose et Nectar de la ruche
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Quel est le meilleur savon pour peau sensible ?

Depuis 3 ans, sur les marchés et lors des ateliers d’initiation à la saponification à froid, je croise des gens avec des histoires de peau. Des rougeurs qui arrivent sans raison apparente, des démangeaisons chroniques, de l’eczéma qui s’est déclaré dès l’enfance ou plus tardivement à l’âge adulte. Et la question qui revient, à chaque fois ou presque : j’ai la peau sensible : quel savon choisir ?

Ce que ces 3 ans de rencontres m’ont appris, c’est que les peaux sensibles ne sont pas des peaux capricieuses. Ce sont des peaux qui vivent dans un monde de plus en plus chargé et qui font ce qu’elles peuvent. L’air qu’on respire, l’eau du robinet souvent très calcaire, le stress, les produits qu’on applique en couche sur couche depuis l’enfance. La peau absorbe tout ça, jour après jour, et à un moment elle sature. Ce n’est pas étonnant. C’est même plutôt logique.

« Peau sensible » : qu’est-ce que ça veut dire?

C’est un terme qui recouvre des réalités assez différentes. Il y a les peaux qui rougissent au vent, au froid, au moindre changement de température. Les peaux qui tirent dès la sortie de la douche, même en été. Les peaux eczémateuses, avec des plaques qui reviennent selon les saisons, le stress, ce qu’on mange, ce qu’on applique dessus. Et les peaux réactives, celles qui tolèrent mal les parfums, les colorants, certains tensioactifs (les molécules actives qui font mousser et dégraissent dans un savon ou un gel douche).

Ces réalités ne se gèrent pas exactement de la même façon au quotidien, mais elles demandent la même vigilance au moment de choisir un savon : plus la formule est simple, mieux le savon est toléré.

Un point que je préfère dire d’emblée : si vous avez une peau eczémateuse en crise, consultez un médecin ou un dermatologue. Je fabrique des savons, même s’ils sont très doux pour la peau, ils ne sont pas faits pour traiter un problème médical. Ce que je peux proposer ne remplace pas un suivi médical. En revanche, entre les poussées, ou pour les peaux simplement réactives qui ne sont pas en crise, le choix du savon au quotidien fait vraiment une différence sur le long terme.

Que retrouve-t-on dans les savons du commerce?

Beaucoup de ce qu’on trouve en grande surface sous l’étiquette « savon » n’en est pas vraiment un au sens chimique du terme. On parle souvent de « syndet bars » (des pains détergents) formulés à base de tensioactifs synthétiques : le SLS (laurylsulfate de sodium), le SLES, ou leurs variantes. Ces molécules nettoient très bien. Trop, parfois : elles emportent les saletés mais aussi une partie du film hydrolipidique qui protège naturellement la peau.

Ce film, c’est la barrière cutanée. Elle régule l’hydratation, protège des agressions extérieures, fait tampon entre la peau et l’environnement. Quand on la perturbe à chaque douche, la peau compense comme elle peut : elle tire, elle rougit, elle réagit.

À ça s’ajoutent souvent des parfums de synthèse, des colorants, des conservateurs. Chacun de ces ingrédients a sa raison d’être dans la formule du fabricant, mais leur cumul peut poser problème sur une peau déjà fragilisée. Ce n’est pas forcément une question de danger : c’est une question de charge totale que la peau supporte.

Je ne dis pas que tous les savons du commerce sont mauvais. Il y a de tout, et certaines peaux les tolèrent sans le moindre problème. Mais si votre peau proteste régulièrement après le lavage, ça vaut la peine de regarder sérieusement ce qu’il y a dans la composition, et d’envisager autre chose.

Ce que change la saponification à froid

La saponification à froid, c’est la méthode que j’utilise chez Savaé. En termes simples : on mélange des huiles végétales avec de la soude (c’est la soude qui déclenche la réaction chimique qui transforme les huiles en savon), sans chauffer à haute température. Le processus se fait naturellement, ce qui préserve davantage les propriétés des huiles.

La glycérine produite pendant la réaction reste dans le savon. La glycérine (ou glycérol), c’est un humectant naturel : elle aide la peau à retenir l’eau. Dans les savons industriels fabriqués à chaud, elle est souvent extraite et revendue séparément à l’industrie cosmétique, parce qu’elle a beaucoup de valeur commerciale. Dans un savon saponifié à froid, elle reste là où elle est utile.

Il y a aussi le surgras. C’est la proportion d’huile qu’on laisse « libre » dans le savon, une part qui n’a pas réagi avec la soude et qui reste disponible pour nourrir la peau au lavage. Un surgras aux alentours de 8%, c’est la proportion où se situent la plupart des savons Savaé. Pour une peau sensible, c’est un paramètre concret : le savon nettoie sans dessécher.

Ce qu’on n’y met pas compte aussi. Pas de parfum de synthèse dans les savons destinés aux peaux les plus réactives. Uniquement des colorants naturels voire aucun colorant. Une liste d’ingrédients courte, lisible.

Le meilleur savon pour peau sensible : trois savons Savaé que j’ai spécialement formulés

Dans notre gamme, il y a trois savons que j’ai pensé spécialement pour les peaux sensibles. Dans ces trois savons, un surgras généreux à 8% pour bien nourrir la peau, de la glycérine pour apporter de l’hydratation et aucun parfum ou huile essentielle pour éviter tout allergène. Un trio gagnant !

Savons Savaé pour peau sensible : Douceur du jardin au calendula, Amande rose et Nectar de la ruche

Douceur du jardin

Le calendula (ou souci officinal) est une plante qu’on utilise depuis longtemps pour ses propriétés apaisantes. Dans la formule de ce savon, je fais moi-même le macérât de calendula à partir de fleurs d’une productrice de ma région en bio : les fleurs macèrent dans l’huile pendant plusieurs semaines avant que je m’en serve pour fabriquer le savon. Je l’ajoute en fin de fabrication pour qu’il constitue le surgras, c’est donc ce macérât qui va venir nourrir la peau. Ce n’est pas juste un ingrédient listé sur l’emballage : c’est un actif de la plante qui va donner sa douceur au savon.

Douceur du jardin est sans parfum de synthèse et sans colorant artificiel. Il convient particulièrement aux peaux irritées, aux peaux eczémateuses en dehors des phases de crise, et aux peaux de bébés (en évitant bien sûr les zones abîmées ou les plaques actives).

C’est le savon que je propose en premier quand quelqu’un arrive sur le marché avec une peau qui réagit à tout et qui ne sait plus trop quoi essayer. Je n’ai eu que des retours positifs.

Amande rose

L’huile d’amande douce est une des huiles les mieux tolérées qu’on connaisse en cosmétique. Riche en acides gras oléiques et linoléiques, elle a une texture légère, pénètre facilement, et elle est très rarement mise en cause dans les réactions cutanées. C’est pour ça qu’on la retrouve dans tant de produits pour peaux sensibles ou pour nourrissons.

Dans Amande rose, aucune huile essentielle et aucun parfum n’ont été ajoutés, ce qui en fait un excellent choix pour les peaux réactives et sensibles.

Nectar de la ruche

Le miel dans un savon, ça peut surprendre. Le miel, c’est un trésor pour la peau (en savoir plus sur cet ingrédient en cosmétique) . Et l’huile d’olive, associée au miel dans cette formule, est une des bases les plus douces qui soit : riche en acide oléique, elle nourrit sans agresser.

Nectar de la ruche n’a pas de parfum ajouté. Il sent légèrement le miel, c’est tout (sans parfum ajouté, l’odeur miel n’est pas possible, en tous les cas dans les savons dont j’ai pu étudié la composition, tous ceux sentant le miel contenait du parfum et donc des allergènes). Pour les peaux qui réagissent aux parfums et les peaux réactives qui ont tendance à être sèches, c’est un choix sûr.

Ce que je retiens des échanges avec mes clients

Sur les marchés et lors des ateliers de saponification à froid, la conversation suit souvent le même chemin. Quelqu’un s’arrête, regarde les savons, dit : « Moi j’ai la peau sensible, je ne sais pas si c’est fait pour moi. » On échange quelques minutes. On pose quelques questions sur ce qui pose problème, depuis combien de temps, ce qu’on a déjà essayé. Et dans la grande majorité des cas, on trouve quelque chose qui semble adapté. Dans les autres cas, les personnes s’arrêtent car elles reconnaissent que c’est du savon à froid et n’utilisent que cela pour leur peau sensible.

Ce qui m’a frappée au fil du temps, c’est que beaucoup de ces personnes avaient déjà essayé beaucoup de choses. Des savons vendus « spécial peau sensible » avec des compositions longues comme le bras, des pains dermatologiques, des gels sans savon, des crèmes lavantes. Parfois le résultat est bon mais les ingrédients ne sont pas d’origine.. Et parfois leur peau s’en sort mieux avec quelque chose de beaucoup plus simple : un savon à froid artisanal, des formules simples que j’ai pensées pour les peaux qui souffrent avec des ingrédients de très bonne qualité et bio. Aucun miracle là-dedans, juste du bon sens un peu comme on nourrit notre corps, on doit nourrir notre peau.

Notre environnement est de plus en plus saturé. L’eau calcaire, la pollution, le stress du quotidien. La peau subit ses agressions quotidiennement. La moindre chose que l’on puisse faire, c’est de ne pas lui rajouter du travail inutile avec un produit de lavage trop chargé.

Choisir un savon plus simple, c’est une petite chose. Ça ne règle pas tout. Mais sur le long terme, ça compte.


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